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 Une cinquantaine de petites "Elise" au Japon

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isa
Shogun
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Date d'inscription : 27/10/2005

MessageSujet: Une cinquantaine de petites "Elise" au Japon   Sam 2 Mai - 11:03

Une cinquantaine
de petites «Élise» au Japon

Régis Arnaud, à Tokyo
27/04/2009 | Mise à jour : 14:34 | Commentaires 15 | Ajouter à ma sélection

Au Japon, lors d'un divorce, la garde de l'enfant n'est reconnue qu'à un seul parent, ce qui entraîne souvent la rupture des liens avec l'autre parent. Crédits photo : Jim Epler
On compte environ cinquante enfants au Japon qui, comme la fille du couple franco-russe récemment enlevée par sa mère, sont privés d'un de leur parent. L'appel aux meilleurs avocats n'y change rien.


Depuis quatre ans, Jacques Colleau n'a aperçu sa fille Marie-Anne qu'à la jumelle. Son ex-femme japonaise lui interdit de la voir. Les cartes de vœux et les lettres qu'il envoie à son enfant lui sont retournées. Chaque fois que ce Français tente d'approcher son enfant, la police l'emmène au poste.

Pourtant, au terme d'une longue procédure, un tribunal de Tokyo lui a accordé un droit de visite. Mais la loi japonaise est ainsi faite que, dans les affaires familiales, l'absence d'exécution des jugements n'est pas sanctionnée. «J'ai fait appel aux meilleurs avocats de Tokyo et dépensé 40 000 euros en frais de justice pour gagner ce droit de visite. Mais mon ex-épouse ne respecte pas l'engagement qu'elle a pourtant signé devant un juge. Quand je vais à son domicile et sonne à sa porte, elle m'accuse de vouloir entrer par effraction pour la cambrioler», raconte Jacques Colleau.

Une cinquantaine de cas semblables impliquant des ressortissants français complique les relations entre la France et le Japon. Ces pères désemparés ne disposent d'aucun recours. «Le Japon n'a pas ratifié la convention de La Haye de 1980 sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants. Aucune convention bilatérale sur le sujet ne lie les deux pays, et nos décisions judiciaires ne sont pas reconnues au Japon. Nous partons presque de zéro», explique Mahrez Abassi. Ce magistrat est venu au Japon pour rechercher une solution. Les États-Unis et le Canada, entre autres, sont dans la même impasse. Le célèbre pédopsychiatre, Aldo Naouri l'accompagne.


Vide juridique

Dans une série de conférences, ce médecin a insisté devant les responsables japonais, sur le rôle crucial de deux parents pour assurer le développement équilibré d'un enfant. Tenu dans l'enceinte du Sénat, ce discours n'a pas retenu l'attention. Un seul parlementaire est resté pour écouter l'intervention jusqu'au bout.

De tels conflits révèlent des approches radicalement différentes de la famille. «En France, l'autorité parentale est, par principe, accordée aux deux parents. Au Japon, la garde de l'enfant n'est reconnue qu'à un seul parent lors d'un divorce», explique Mahrez Abassi. Dans les faits, cela signifie que les ponts sont à jamais coupés entre l'enfant et son père, ou sa mère. «J'interprète la situation japonaise comme le résultat d'une tradition dans laquelle le mariage est davantage l'union de deux familles que celle de deux êtres mutuellement attirés l'un vers l'autre», analyse Aldo Naouri.

Ce vide juridique transforme la vie des pères français divorcés en enfer. Tel pianiste français résidant à Kyoto n'a le droit de voir son fils que dans le salon privé d'un restaurant, portes fermées, pour de brefs moments chaque mois. Quand il lui propose de sortir pour se promener avec lui, son fils refuse. Il a honte d'être vu avec un étranger en public. Jacques Colleau, lui, est épuisé nerveusement. Mais il ne renonce pas. «J'irai jusqu'au bout. Si ça finit mal, tant pis».
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MessageSujet: Re: Une cinquantaine de petites "Elise" au Japon   Sam 2 Mai - 13:17

«J'interprète la situation japonaise comme le résultat d'une tradition dans laquelle le mariage est davantage l'union de deux familles que celle de deux êtres mutuellement attirés l'un vers l'autre», analyse Aldo Naouri.

venant d'Aldo Naouri cette remarque est d'autant plus surprenante et pertinente !!!

'fin voila faut bien reflechir avant de faire des mioches !!!

ça me fait penser à Coluche qui disait "ils ont pas pu avoir de chien alors ils ont fait des gosses ..."
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